Imaginez l'expérience suivante :
- remplissez un récipient avec des pierres. Demandez-vous s'il est plein ? Non, il ne l'est pas.
- ajoutez du gravier. Est-il plein ? Non, toujours pas.
- complétez par du sable
Le récipient représente la vie, les pierres ce qui est important, le gravier ce qui est moins important et le sable le superflu.
A chaque fois que l'on ajoute quelque chose dans le récipient, on pourrait croire qu'il est plein, mais ce n'est pas le cas ; ainsi, on peut le remplir plus. Par contre, si on fait l'inverse, à savoir remplir le sable d'abord, il restera peut-être un peu de place pour du gravier (et encore) mais certainement pas pour des pierres. C'est malheureusement le schéma de vie que l'on a tendance à suivre, ce qui signifie que l'on passe la plupart de notre temps à nous occuper de broutilles, parfois de choses un peu plus importantes mais jamais de ce qui est vraiment essentiel.
Peut-être est-ce parce qu'on pense que ce qui est important est évident et qu'on peut passer outre ? C'est ainsi qu'aujourd'hui on est incapable de dire à ceux qui nous entourent qu'on les aime, comme si ça paraissait évident. Malheureusement, ça ne l'est pas toujours... Qui peut oser dire que ça ne le réjouit pas de savoir qu'il est aimé ? Ce ne sont que deux mots tout simples, mais qui illuminent une journée quand ils sont prononcés avec sincérité ; deux mots qu'on regrette de ne pas avoir dits plus souvent, surtout quand des êtres chers partent... Mais il est toujours trop tard. On se dit qu'il faut remédier à ce manque de communication, des efforts se font sentir un temps et puis tout redevient comme avant. Le temps efface les blessures, les bonnes résolutions aussi...
Et pourtant ! Il n'a jamais été aussi facile de communiquer que de nos jours ! Les technologies se développent, nous n'avons que l'embarras du choix : téléphones, mails, msn, tchats, etc... On va parler avec des inconnus à l'autre bout du monde, mais on sera incapable d'aborder quelqu'un dans le bus. On va pouvoir se dévoiler à nos correspondants par le biais d'internet par exemple, mais ce qu'on leur dit là on est incapable de le dire en face. Lorsque la communication tue la communication...
Et comment peut-on en arriver à se faire remercier d'avoir envoyé un mail pour demander des nouvelles ? Pour certains d'entre nous, quand on va voir sa boîte mail, on passe notre temps à faire suivre des chaines. Quel culot de dire qu'on a pas eu le temps d'envoyer un mail "utile" alors qu'il aurait suffit de le faire au lieu de transférer les trois chaines quotidiennes !
Bref, tant de choses qu'il faudrait changer, mais qui ne changeront pas...
" A ce moment précis il y a 6.470.818.671 de personnes sur terre. Certaines doivent s'inquiéter, certaines rentrent chez elle, d'autres mentent pour passer leur journée tranquille, d'autres encore doivent affronter la vérité, certains sont des malfaisant en guerre contre le bien, et certains autres sont bons : ils doivent combattent le mal. 6 milliards de personne sur Terre, 6 milliards d'âmes. Et parfois... on en aura besoin que d'une seule. En ce moment il y a 6.502.867.120 personnes sur la Terre... à quelques-unes près. Et parfois une seule d'entre elles peut tout changer. En bien ou en mal." Peyton Sawyer
Les nouveaux restent, les anciens partent, les gens bien s'éloignent, les cons persistent...